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Bonjour, lecteurs!

Après Cochabamba et 10h de bus bien fatigantes, nous voici donc à Sucre, toujours dans les hauts plateaux du centre bolivien. Sucre est la capitale constitutionnelle du pays (La Paz est le siège du gouvernement) et, dit-on, la plus belle ville du pays, ce qui tend à se confirmer (pour ce que l'on connaît des villes de Bolivie au bout de 10 jours dans le pays: on se réserve donc le droit de revoir cette opinion au fur et à mesure de nos pérégrinations). Toujours est-il que nous sommes un poil montés pour atteindre 2750m d'altitude. La ville est bien différente de ce que nous avons vu à Santa Cruz et Cochabamba. Elle a conservé sont architecture coloniale et est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1991. Au détour des photos, vous croiserez pourtant quelques buildings normalement prohibés (pas de bâtiment de plus de trois étages, dixit la loi). D'après Maïté, notre sympathique logeuse belge (très chaleureuse et jamais avare d'un conseil), tout est possible si on y met le prix. Il n'en reste pas moins qu'elle mérite son surnom de ville blanche des Amériques, rapport à la couleur des bâtiments. Sucre est en outre une petite ville (220 000 habitants tout de même) entourée de montagnes, ce qui ajoute à son charme.

Bref, on y arrive à 6h30 vendredi matin, on se débarbouille à la gare routière puis on va boire un café et manger un beignet en attendant une heure un peu plus décente pour se pointer à la pousada. Très fatigués, on y arrive pourtant vers 8h, et on est comblé de trouver notre chambre déjà disponible. On s'y installe (avec plaisir, comme indiqué dans l'article précédent), et on dort: ça fait du bien. En fin de matinée, on flâne dans la ville, selon les conseils de Maïté, on est bien, il fait beau, la ville est très agréable, décontractée et accueillante: on en profite. Plus tard, on se rend à la Migraciõn pour demander à prolonger notre autorisation de présence sur le territoire bolivien de 30 jours (soit 60 au total: on aime bien la Bolivie, voyons large). Le fonctionnaire fait une exception pour nous (comme pour tous les gens qui attendaient avant...): on se sent vraiment chanceux, on le remercie chaleureusement. Cette formalité accomplie, on continue notre visite de la ville et on organise notre journée du lendemain: on souhaite sortir de la ville pour vadrouiller dans les montagnes, on y reviendra plus loin. On finit par faire quelques courses pour notre repas du soir au mercado central (pas de la viande: vous comprendrez en regardant les photos). Le soir, on se prépare notre tambouille et on profite de la vue sur Sucre avant de se coucher (tôt, vraiment tôt, on a presque honte...).

En somme, un première journée bien calme qui nous a permis de prendre tranquillement contact avec Sucre: on est d'ores et déjà sous le charme! Allez, quelques photos:

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SucreSucreSucre
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Sucre

Samedi, on part à la découverte du cratère de Maragua, dans la Cordillera de los Frailes. Le cratère en question est une énigme géologique: nul ne sait s'il s'agit réellement du cratère d'un volcan, ou plutôt d'un ancien lac dont le fond aurait été soulevé par la tectonique des plaques, ou encore de l'impact d'une météorite. Pour s'y rendre depuis Sucre, il y a un peu plus d'une heure et demi de minibus (4x4) sur des pistes de montagne assez précaires. D'où la nécessité de passer par une agence et de partir avec un guide et un chauffeur et donc de prospecter la veille.

Le rendez-vous est fixé à 6h30, le guide venant nous récupérer à notre hôtel. A 6h30:00, le guide arrive devant notre pousada, plus ponctuel qu'un militaire prussien... Pour nous informer que la météo impose de reporter le départ: rdv à 11H: on va se recoucher. Il faut dire que nous démarrons notre rando à 3600m d'altitude et qu'à 6h30, on ne voit même pas les montagnes depuis Sucre... A 11h, les nuages se sont un poil levés, on peut donc y aller. Au final, la journée sera nuageuse et on essuiera quelques averses, mais rien qui nous empêche de profiter à fond de la beauté des lieux, espérons que les photos en rendront compte. En tout cas on a adoré!!

Bref, nous voilà partis avec notre guide, le chauffeur, Delphine, une sympathique belge et deux anglais. Notons au passage que ces deux patibulaires ressortissants de la perfide Albion ne feront pas mentir la réputation de leur contrée en passant leur journée à râler: la météo (on pourrait s'attendre à mieux de la part de fins connaisseurs de la bruine et du fog), le repas de midi, la route, le chauffeur, la buée sur les vitres du minibus... On était donc bien contents qu'ils décident de passer l'après-midi au chaud dans le minibus pendant qu'on était, Delphine et nous, pendus au lèvres de notre guide, intarissable sur Maragua et sur la Bolivie en général. Grand bien leur fasse, il faudra qu'ils veillent à choisir un club med cinq tridents plutôt que la Bolivie la prochaine fois qu'ils se risquent à quitter leur île.

On commence par la visite d'une chapelle divisée en deux: une partie pour les espagnols et une autre pour les locaux... Très classe. Suivent des explications sur la manière dont les croyances incas ont été incluses dans la religion catholique des envahisseurs pour convertir les locaux. Notamment en mêlant les traits de Marie et de la Pachamama (Terre-Mère). Du côté des blancs, les offrandes sont classiques: cierges et encens. A côté il s'agit d'alcool et de feuilles de coca. A vous de voir ce qui est le plus utile. On continue en empruntant une ancienne piste inca (ils ne s'en sont servis que quelques années avant l'arrivée des conquistadores, c'est un peu la version inca de la privatisation des autoroutes) pour arriver dans la vallée qui mène à Maragua. Malgré les nuages, la vue est superbe: on adore, on en prend plein les yeux. Les couleurs des montagnes sont surprenantes: rouge violacé, vert bleuté, etc: c'est magnifique! Après un nouveau petit tour en minibus, on arrive au milieu du "cratère" de Maragua (diamètre: 8km), on mange et on repart à pied et sans anglais pour aller voir la "garganta del diablo" (gorge du diable), une cassure dans le plateau qui accueille une chute d'eau et la grotte qui sert de refuge au diable. Brrrr! Selon une autre légende, le premier condor, qui créa tous les autres est sorti de cette grotte. Renseignements pris auprès de Pedro (le guide), les condors ne vivent qu'au dessus de 4000m, ce qui remet en cause la légende sans enlever à la beauté du lieu. Allez, trêve de badinage, quelques photos et panoramas pour vous faire découvrir l'endroit:

Maragua
Maragua
Maragua
Maragua
Maragua
Maragua
Maragua
Maragua
Maragua
Maragua
Maragua
Maragua

Maragua

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l'ancien chemin inca qui mène à Maragua et la vallée

l'intérieur du "cratère" de Maragua: remarquez les bords en corolle, on dirait des coquilles d'huître

la cassure qui accueille la chute d'eau et la "garganta del diablo"

Dimanche fut une nouvelle journée tranquille de découverte de Sucre. Nous avons commencé notre matinée par la visite de plusieurs coopératives artisanales (conseillées par Maïté, merci!), principalement axée sur le tissage. Du chouette travail, des pièces colorées aux motifs divers et variés qui représentent, parfois plusieurs semaines de travail. Puis, direction le parc Bolivar où, surprise, trône une réplique de la tour Eiffel. On l'escalade et on descend rapidement en constatant que l'ouvrage branle un poil. Amis lorrains, vous qui êtes riches de références sidérurgiques, ce n'est pas du Pont-à-Mousson d'avant-guerre! Bref, on poursuit notre promenade dans la ville: il fait beau, il fait chaud, c'est bien agréable.

L'après-midi, direction la Recoleta, sur les hauteurs de la ville: une petite place sympathique d'où on profite d'une belle vue sur la ville. Toujours sur les conseils de Maïté, on escalade une des collines qui entourent la ville pour prendre encore un peu de hauteur. Quelques centaines de mètres plus haut (et 3 à 4 fois plus de marches), on est en mesure de confirmer qu'il y a moins d'oxygène ici que sur les crêtes vosgiennes... Et on constate également que la vue est sympa, bien qu'un peu bouchée par quelques arbres. On redescend ensuite tranquillement pour aller préparer notre prochaine étape: Potosi, 4070 mètres d'altitude et une mine d'argent aux conditions de travail affreuses que l'on promet de vous décrire après y être descendus, même si on hésite encore un peu (conditions de sécurité, voyeurisme...).

Au passage, sachez que voyager en Amérique du Sud, c'est beaucoup de plaisir et de découvertes, de lieux et de personnes. Mais c'est aussi:

- des heures de recherche de renseignements sur les lieux à voir et ceux qui ne valent pas forcément la peine (et donc du recoupage d'infos)

- des heures de recherche d'infos sur les moyens de transport puis des heures dans les bus / trains...

- déjà quelques heures de lessive

- un peu de temps aussi pour vous faire partager nos aventures

- etc

Mais tout cela fait partie du plaisir!

La bise!

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Sucre: l'artisanat, quelques-uns de ses habitants et l'ascension de la collineSucre: l'artisanat, quelques-uns de ses habitants et l'ascension de la collineSucre: l'artisanat, quelques-uns de ses habitants et l'ascension de la colline
Sucre: l'artisanat, quelques-uns de ses habitants et l'ascension de la collineSucre: l'artisanat, quelques-uns de ses habitants et l'ascension de la collineSucre: l'artisanat, quelques-uns de ses habitants et l'ascension de la colline
Sucre: l'artisanat, quelques-uns de ses habitants et l'ascension de la collineSucre: l'artisanat, quelques-uns de ses habitants et l'ascension de la collineSucre: l'artisanat, quelques-uns de ses habitants et l'ascension de la colline

Sucre: l'artisanat, quelques-uns de ses habitants et l'ascension de la colline

vue de Sucre depuis les hauteurs

Tag(s) : #Bolivie
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