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Amis lecteurs, salutations d’Ollantaytambo, dans la vallée sacrée péruvienne. Nous y sommes arrivés d’un coup de colectivo vendredi en début d’après-midi. A 2800m d’altitude, Le « village » compte 700 habitants et probablement trois à quatre fois plus de touristes de toutes nationalités. D’où une ambiance assez étrange. En effet, le pueblo est plutôt joli, encadré par les versants d’une vallée très encaissée. Ses étroites ruelles pavées desservent des maisons de pierre et accueillent, pour certaines, de petits canaux qui amènent l’eau à des fontaines. Très bucolique, mais réservé à la partie haute (ancienne) du pueblo. En bas, changement de décor : une place ensoleillée sur laquelle se garent les bus touristiques et s’alignent les commerces de toutes sortes, les bars à touristes et les pizzerias hors de prix.

Toujours est-il que la partie haute est agréable et qu’on n’a pas dénigré la partie basse au point de ne pas y boire un pisco. Qu’est ce qu’un pisco ? Le pisco est un alcool de raisin dont le Pérou et le Chili se disputent la paternité (on comptera les points une fois la frontière passée). Le pisco suscité est en fait un pisco sour, cocktail à base de pisco cela va de soit, mais qui contient aussi du citron et, plus surprenant, du blanc d’œuf : ça se boit sans soif, un peu sur le modèle de la caïpirinha brésilienne. Bref, trêve de digression, on arrive à Ollantaytambo et on occupe notre premier après-midi avec la visite de la forteresse qui fait la fierté (à juste titre) de la ville. Au milieu d’immenses terrasses escarpées se logent les ruines de l’un des seuls endroits qui vit les conquistadors perdre une bataille (bien fait). En effet, le rebelle Manco Inca, après avoir été vaincu à Sacsayhuamàn (cf l’article sur Cuzco), vint s’y réfugier en 1536. Lui et ses hommes y repoussent l’assaut de de Hernando Pizzaro (demi-frère du plus connu Francisco). Astuce inca, il inonde la vallée en ouvrant les canaux d’irrigation ce qui provoque la retraite espagnole. Sursis de courte durée, la citadelle est finalement prise peu de temps après. On escalade donc les terrasses, on visite les ruines de la citadelle et on poursuit au-dessus pour s’offrir une très belle vue sur Ollantaytambo et sa vallée. Démonstration :

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Ollantaytambo et les ruines de sa forteresseOllantaytambo et les ruines de sa forteresseOllantaytambo et les ruines de sa forteresse
Ollantaytambo et les ruines de sa forteresseOllantaytambo et les ruines de sa forteresseOllantaytambo et les ruines de sa forteresse

Ollantaytambo et les ruines de sa forteresse

Panorama d'Ollantaytambo et sa vallée

Le lendemain, direction Pumamarka, dans une vallée adjacente (la vallée de Patakancha). Après une très très belle rando, on arrive sur le site. Notez que les incas, qui ne connaissaient pas la roue, sont de fervents amateurs d’escaliers et de sentiers escarpés : ça fait mal aux genoux. Pumamarka est un ancien bastion inca qui défendait l’un des accès à Ollantaytambo. Quelques photos du site et de la rando :

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PumamarkaPumamarka
PumamarkaPumamarkaPumamarka
PumamarkaPumamarkaPumamarka

Pumamarka

Après notre visite, on redescend à notre point de départ et, comme on en redemande, on se lance dans la très vertigineuse ascension qui nous mène aux ruines de Pinkuylluna, à la verticale (presque pour de vrai, sans blague. Il y a des jours où on apprécierait qu’un séisme remette tout à plat) d’Ollantaytambo, face à la forteresse visitée la veille. Il faut vous dire que, dans l’après-midi, un vent plus que violent qui fait voler des tourbillons de poussière et décorne les bœufs s'engouffre dans la vallée. On n’était donc pas fier, par moments, au bord des précipices. Des photos :

PinkuyllunaPinkuyllunaPinkuylluna

Pinkuylluna

Dimanche, on s’organise un doublé de visites, à l’écart de la ville. Après un poil de minibus puis une belle montée, on arrive à Salinas : vallée encaissée où environ 200 péruviens produisent du sel. Comment ? D’une source chaude s’écoule une eau très salée qui est déviée pour alimenter des puits en terrasse. L’évaporation fait le reste (et les péruviens, ça va de soit, armés de pelles et pieds nus dans le sel) . Le site est impressionnant, jugez plutôt :

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Les Salinas et les asperges géantes qui y poussentLes Salinas et les asperges géantes qui y poussentLes Salinas et les asperges géantes qui y poussent
Les Salinas et les asperges géantes qui y poussentLes Salinas et les asperges géantes qui y poussentLes Salinas et les asperges géantes qui y poussent

Les Salinas et les asperges géantes qui y poussent

Panorama des Salinas

On poursuit ensuite (en voiture) en direction de Moray. Encore un site incroyable, dont l’INRA pourrait s’inspirer. Moray regroupe quatre groupes de terrasses organisées en amphithéâtres circulaires et alimentées par des canaux d’irrigation. Chaque anneau, en fonction de son altitude, correspond à un micro-climat particulier. Les incas s’en servaient en fait comme laboratoire. Moray leur permettait de définir les conditions optimales de chaque culture. Bluffant non ?!? Des photos :

Moray
MorayMorayMoray

Moray

Une fois la visite de Moray achevée, on traverse de superbes paysages en direction de Maras, petite ville qui semble collectionner les chambranles de porte en pierre sculptée. De Maras, une combinaison de transports de tout type nous ramène à Ollantaytambo. Les photos de Maras et de la rando :

La rando de Moray à MarasLa rando de Moray à MarasLa rando de Moray à Maras
La rando de Moray à MarasLa rando de Moray à MarasLa rando de Moray à Maras

La rando de Moray à Maras

Panorama de la campagne autour de Maras

Voilà comment s'est achevée notre visite d'Ollantaytambo et de ses alentours.

Nous y sommes de retour aujourd'hui (mercredi 2/10), après une expédition de deux jours pour visiter le Machu Picchu. L'une d'entre nous y a vu l'occasion d'y attraper une bonne crève (rien de grave) et se repose avant de repartir demain. On vous raconte ça très vite.

Bisous!

Tag(s) : #Pérou
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