Bonjour à tous!
Dernière étape en date dans notre découverte du Chili: l'île de Chiloé sur laquelle nous avons posé le pied lundi après 5 heures de bus et un petit tour en ferry. Arrivés là, on se dit qu'il eut été intéressant de tenir une comptabilité des heures passées en bus, ça commence à en faire. Et il en reste pas mal!
Bon que vous dire de l'île de Chiloé? Elle se situe dans la région des lacs (comme Pucòn, notre précédente étape), à quelques encablures de Puerto Montt, dans le Pacifique donc. Elle a de solides dimensions: 190 par 55 kilomètres et elle est connue pour ses maisons sur pilotis (les palafitos) et ses églises en bois. Certaines d'entre elles (16, un peu de précision que diable!) ont d'ailleurs été classées au patrimoine de l'humanité par l'UNESCO. On y trouve aussi 155 000 habitants, les chilotes, accueillants au point que c'en est parfois presque gênant. Notez qu'à l'instar d'une île plus proche de votre localisation, les chilotes aimeraient bien obtenir leur indépendance. Mais, raisonnables, ils souhaiteraient se constituer en région autonome plutôt qu'en pays.
Nous avons choisi d'y rester deux jours en se basant à Ancud, au nord de l'île, avant de partir vers la Patagonie. Au passage, et puisqu'on a de nouveau indiqué "luna de mel" dans notre réservation, on se fait offrir quelques huîtres chiliennes par notre logeur, Roberto. Notez que "quelques" correspond à une trentaine au Chili, quantité qu'il a bien fallu finir (pour préserver l'entente entre les peuples), épaulés comme il se doit par un fameux petit vin blanc... Pour commencer, quelques photos d'Ancud et de ses nuages:
Mardi, direction le sud de l'île: Castro, à 1 heure de bus. Castro est une ville de pêcheurs (comme toutes les villes de Chiloé d'ailleurs). Après une rapide visite de l'église, très colorée à l'extérieur et bardée de bois à l'intérieur, on se promène le long de l'océan. Les fameux palafitos sont bien là, perchés sur leurs piliers de cyprès. Un sympathique chilote, occupé à construire une de ces maisons sur pilotis nous fait visiter son chantier et nous livre quelques secrets de fabrication. On comprend mieux pourquoi il fait si froid dans notre hospedaje: pas d'isolation thermique... Bref, on se fait une belle ballade dans la ville avant que le pluie ne s'en mêle. Les photos de Castro... et de ses nuages:
Le lendemain, un colectivo poussif nous dépose à une trentaine de kilomètres d'Ancud. Quelques kilomètres de plus,à pied cette fois, nous amènent ensuite au bord du Pacifique, en face du Monumento Natural Islotes de Puñihuil, deux îles que les manchots de Humboldt et leurs homologues de Magellan ont choisi comme nichoir. Pour arriver là, on manque de s'envoler plusieurs fois, les éléments sont déchaînés! Les bourrasques de vent sont tellement violentes qu'on commence à se dire qu'il sera compliqué de prendre un bateau pour s'approcher des îles. Confirmation une fois sur place: la CONAF a annulé tous les départs de la journée. En jetant un oeil sur l'océan, on se dit que c'est mieux comme ça: le Pacifique porte mal son nom ce jour là! Qu'à cela ne tienne, on se promène aux alentours et on grimpe en haut d'une falaise qui surplombe les îles pour observer les îles et l'océan démonté. Après s'être battu un bon moment contre les rafales, on se décide à redescendre, accueillis par une pluie dense et froide qui nous conduit tout droit au poêle d'un restaurant posé là. De là, on verra quand même quelques manchots, à la jumelle, avant de se faire rincer sur la route du retour. Les photos:
Voilà pour Chiloé. Le lendemain, une nouvelle combinaison bus / ferry nous ramène à Puerto Montt, sur le continent. On y prend le temps de trouver une nouvelle veste de pluie pour Annso qui a pu constater à Chiloé (dans la joie et la bonne humeur, ça va de soit...) que la sienne était aussi imperméable qu'une éponge. Vendredi, deux heures (agitées!) d'avion puis trois heures de bus nous déposent à Puerto Natales en Patagonie.
Comme nous l'annoncions, nous partons lundi pour un trek de cinq jour mais un court article vous montrera quelques-uns des paysages autour de Puerto Natales histoire de vous faire patienter jusqu'à notre retour.
Bisous