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Bonsoir!

Voilà, nous sommes en Bolivie, à Santa Cruz de la Sierra plus exactement, où nous faisons une courte escale pour nous acclimater et travailler notre espagnol avant de continuer vers Cochabamba (changement de programme, nous pensions aller directement à Sucre, mais Cochabamba a l'air bien sympa et on a le temps, donc...). Première constatation: le pays est bien plus pauvre que le Brésil, on le savait. Les routes sont rarement goudronnées, les prix sont beaucoup plus bas, la misère est pregnante.

Le passage de la frontière s'est fait sans souci: après avoir quitter toute la troupe (Gautier, Lise etc), nous avons débarqué, après 5-6h de bus, à Corumba, toujours au Brésil où nous avons passé la nuit. Rien de spécial à signaler. En descendant du bus, nous croisons un sympatique grec qui parle français et nous propose une pousada (mais bien entendu, il n'a rien à vendre...). Manque de chance pour lui, nous avons déjà réservé une chambre, donc refus. Rien d'inhabituel, on a l'habitude après un peu plus d'un mois de voyage.

Bref, nous rejoignons notre lieu de villégiature à pied. Une fois installés, nous essayons de trouver des infos sur les horaires de bus pour se rendre à la frontière, sur les formalités douanières etc. Devant la diversité des réponses, nous décidons de nous mettre en route tôt le lendemain pour mettre toutes les chances de notre côté. Il arrive en effet que des candidats au passage de cette frontière fassent la queue plusieurs jours avant de la franchir... Le lendemain, donc, nous prenons le premier bus en direction de la frontière vers 9h. Et qui croisons nous devant le poste frontière brésilien? un grec qui parle français: infos sur les procédures, etc... rien à vendre cette fois.

Finalement, il y a peu de monde, tant mieux, nous obtenons rapidement notre cachet de sortie du Brésil et celui d'entrée en Bolivie. En attendant, nous sympathisons avec un japonais et un allemand qui voyagent ensemble et se rendent comme nous à Santa Cruz. Nous décidons de faire le voyage ensemble. Une fois la frontière passée, nous croisons un grec qui parle français (un clone peut-être?) qui nous conseille un bureau de change qui nous proposera un taux intéressant si nous nous présentons comme "amigos do greco". Pas de reals à changer, pas de chance.

Après avoir retirer des bolivianos (1 € = environ 9,2 Bob), nous nous mettons en quête, avec nos comparses, d'un taxi pour rejoindre la gare ferroviaire de Quijaro, direction Santa Cruz. On se renseigne sur les tarifs auprès de plusieurs chauffeurs. Qui nous conseille un taxi? Pour ceux qui ignorent la réponse, il s'agit de l'hologramme très réaliste (cette fois c'est sûr!) d'un grec qui parle français.

Arrivés à la gare, on s'enquiert des horaires de train: le vendredi, un seul train (on était au courant, mais il vaut toujours mieux vérifier, ça évite pas mal de déconvenues), à 18h 30. Notre passage de frontière s'est bien passé, il est 11h environ, on demande aux policiers (fort occupés) de la gare ce qu'il y a à faire dans le coin: shopping China, à quelques blocs, vous allez adorer, rien d'autre. Bref, on se met en route en baragouinant en anglais avec nos compagnons (notre anglais n'est pas le pire, pour une fois).

Shopping China est une sorte de duty free d'aéroport en beaucoup plus grand, on fait donc demi tour et on décide de manger dans une cantine en face de la gare: 29 bob pour 2 avec une bouteille d'eau (= 3,2€), bonne nouvelle.

Pour ceux qui ont pratiqué ou subi la méthode grenzenlos d'apprentissage de l'allemand au collège, sachez que le terme Meerschweinschen (cochon d'Inde, Strübel de son prénom) vous a été inculqué dans le but unique d'être en mesure d'expliquer à un allemand avec lequel vous êtes en train de manger juste derrière la frontière entre le Brésil et la Bolivie en attendant le train ce qu'est un capivara (le plus gros rongeur du monde, cf l'article sur le Pantanal). Rassurés? Comme quoi, nulle connaissance n'est inutile. Reste à faire le déplacement pour utiliser vos talents. Si vous vous lancez dans l'aventure, apprenez à dire cochon d'Inde en grec, ça pourra peut-être servir.

Quelques heures plus tard, nous montons dans le train: un ferrobus, mix entre un bus et un train, relativement confortable même s'il cahote un poil mais on y dort très bien. Heureusement une musique entraînante est là pour nous divertir, ainsi qu'un espagnol qui tient une agence de voyage à Uyuni, un japonais (vous ne trouvez pas qu'il ressemble furieusement à un des personnages de Gorillaz) et un allemand qui sait désormais ce qu'est un capivara.

Au réveil, nous sommes presque arrivés à Santa Cruz, d'où nous vous écrivons, mais ça ce sera une autre histoire. En tout cas, on est bien contents d'être là, c'est le pied, on vous souhaite à tous de pouvoir vivre des expériences similaires.

Bisous, à bientôt!

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la Bolivie, ses costumes, ses policiers débordés, sa sécurité routière et son ferrobus.la Bolivie, ses costumes, ses policiers débordés, sa sécurité routière et son ferrobus.la Bolivie, ses costumes, ses policiers débordés, sa sécurité routière et son ferrobus.
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Tag(s) : #Brésil, #Bolivie
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