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Bonjour, lecteurs!

Allez, comme promis dans le précédent article, il est temps de vous faire partager nos trois derniers jours à Salvador, juste avant de prendre le bus pour Recife:

- Jeudi, l'île d'Itaparica: elle est située juste en face de Salvador, dans la baie. On part relativement tôt et on y arrive après un petit tour en bus et 30 minutes de ferry. On débarque, puis re-bus pour rejoindre la ville d'Itaparica, au nord de l'île. Petit tour dans le (petit) centre ville: c'est calme, c'est chouette, ça change de la foule de Salvador. Résultat c'est reposant et ça tombe bien c'est le but de la journée. On prend un combi pour gagner les plages et là que fait-on? On se repose bien sûr, en lézardant au soleil, en se baignant et en sirotant de la bière. Objectif atteint, on aborde le retour bien détendus. Pour changer on prend un bateau plutôt que le ferry (ça secoue plus, mais c'est plus sympa), on négocie le prix, on est fiers de nous, on se rend compte sur le bateau qu'il n'y avait pas lieu de l'être, certains ont obtenu de meilleurs prix. Soit, on est de bonne humeur, on en rigole et pour digérer tout ça on va boire une caipirinha (et oui encore une, mais c'est franchement bon, on essayera vous faire goûter dans 6 mois). En bonus, on profite du coucher de soleil sur la baie de Salvador (depuis le bateau) juste avant de débarquer.

Aller, pas plus de commentaires sur cette journée passée à ne rien faire, seulement quelques photos:

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île d'Itaparica
île d'Itaparicaîle d'Itaparica
île d'Itaparicaîle d'Itaparica

île d'Itaparica

- vendredi: Itapua et le Parque Pituaçu. Au départ, on avait prévu de commencer par le parc et de finir à la plage d'Itapua. Au final et après une erreur de bus, on a fait l'inverse, c'était bien aussi!

Itapua (la pierre qui ronfle en tupi) est un faubourg de Salvador situé à 18 km à l'est de Barra. Le coin est peu touristique, flâner y est bien agréable, c'est ce qu'on fait. On pensait en profiter pour se baigner. On renonce, les vagues sont bien énormes, et, bonus, elles viennent s'écraser sur des rochers. Nous poussons la ballade jusqu'au phare d'Itapua à partir de cet endroit les vagues sont encore plus fortes et plus intenses.

Ensuite nous reprenons le bus qui nous dépose juste devant le parc de Pituaçu: au début on voulait faire le trajet à pied on a bien fait de changer d'avis, c'est quand même bien éloigné d'Itapua ! On entre dans le parc, l'accueil est assuré par une multitude de statues/sculptures métalliques et multicolores représentant on ne sait quoi! C'est chouette! Pituaçu est un parc équatorial, une sorte de réserve écologique perdue au milieu de la ville de Salvador. On peut en faire le tour à l'aide de vélos de location rouilés (Annie, on a enfin fait du vélo: comblée?) qui sont loués pour une heure (avec un quart d'heure de battement pour les plus lents...). La ballade fait 15km que l'on a réalisés en 1h 30 finalement !! Les gardes nous voient partir avec notre appareil photo: désapprobation. Ils nous proposent de laisser nos objets de valeur dans un coffre fort qui se trouve dans la cahute du loueur de vélo. On voit sa tête réjouie, et on dit aux gardes qu'on va garder l'appareil dans notre sac: OK.

Après 2/3 km de grincements de chaînes et de selles un peu dures, on est suivi par 4 personnes sur deux motos. En fait il s'agit de quatre gardes du parc qui s'arrêtent à notre niveau et nous disent (nous font signe en fait, soyons honnêtes) que l'on peut prendre toutes les photos qu'on veut parce-qu'ils vont faire une ronde sur le parcours. On a donc eu droit à une escorte de quatre gardes à moto pendant un peu plus d'une heure. Ils s'arrêtaient à peu près tous les kilomètres, nous attendaient et repartaient devant nous: grand luxe! En fait la "piste cyclable" (on avait bien mal aux fesses à la fin quand même) passe à proximité de plusieurs favelas et on a croisé un seul cycliste sur le parcours. Merci à eux! Bref, au programme dans Pituaçu, marécages, cocotiers, manguiers, palmiers. C'était vraiment surprenant, voir les photos.

Itapua et Parque de IpuaçuItapua et Parque de IpuaçuItapua et Parque de Ipuaçu
Itapua et Parque de IpuaçuItapua et Parque de IpuaçuItapua et Parque de Ipuaçu
Itapua et Parque de IpuaçuItapua et Parque de IpuaçuItapua et Parque de Ipuaçu

Itapua et Parque de Ipuaçu

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- samedi: Cachoiera et Saõ Félix: petite excursion à 120 km de Salvador: 2h de bus aller, une pécadille, ne soyons pas avares de kilomètres!

Quelques détails: Cachoiera et Saõ Félix sont deux petites villes coloniales qui se regardent au bord du Rio Paraguaçu. Elles sont reliées par un pont métallique que vous verrez en photo. Leur histoire est, comme celle de Salvador, liée à la culture de la canne à sucre, mais surtout du tabac. Durant tout le XIXème siècle, la société allemande Dannemann fit de la fabrication et du commerce la principale activité (économique s'entend) de la région. Cachoiera est classée monument national depuis 1971 pour son architecture coloniale (un poil décrépie aujourd'hui, ce qui ajoute à son charme).

Bref, on y arrive en bus, on trouve le lieu splendide (espérons que les photos en rendent compte), on en prend plein les mirettes. On traverse le pont pour rejoindre Saõ Félix, on se renseigne sur la localisation de l'office de tourisme, on suit les directives, on ne trouve pas l'office de tourisme (en fait il est déjà fermé ce jour-là à cette heure, mais on n'est quand même jamais passés devant...), mais on tombe sur la fabrique de cigares Dannemann. C'est ouvert, ça a l'air chouette, on entre. On tombe sur un atelier de fabrication en pleine activité et sur une brésilienne qui nous demande quelle langue nous parlons: - anglais, français. - attendez une seconde, je vous appelle une guide francophone. -ah, cuanto cuesta? - nada. -ah, todo bem!

Bref, au final on a eu droit à une visite de l'atelier avec explication des processus de culture et de fabrication: super intéressant. - vous voulez un café, de l'eau? - non mer... - c'est offert! - ah todo bem! - nous avons un programme de reforestation à côté de la fazenda (ferme) d'où provient le tabac que nous utilisons, vous pouvez le soutenir si vous voulez. - ah?... - pas avec de l'argent mais en parrainant un arbre. -ah, todo bem!

Bref, Roger, tu es l'heureux parrain d'un des arbres replanté au Brésil par la fabrique de cigares Dannemann (on espère que l'association arbre - cigare te plaira...).

On ressort de la fabrique, on retraverse le pont en évitant un accident de moto (rien de grave, juste de la tôle) et on se promène dans Cachoiera. C'est magnifique et on se sent vraiment bien. On boit une bière au bord du fleuve en écoutant de la samba et en regardant des brésilien(nes) se trémousser. AnnSo mange un acarajé (pâte de haricot frite dans l'huile de palme garnie de légumes, de vatapa (pâte gluante à base d'huile de palme, de pain, de lait de coco etc)). Elle s'acharne à tous les goûter: celui-ci est le meilleur, mais comme les autres, il est indigeste (huile de palme oblige). Elle s'en plaindra dans le bus, je lui dirai d'assumer, elle assumera et s'endormira.

Retour ensuite à la rodoviaria (gare routière) en passant par le marché. On observe le stand d'un boucher, on devient végétariens, on changera finalement d'avis le soir même.

Bonus de fin: le coucher de soleil sur le fleuve en attendant le bus de retour. Résultat une super journée, plein de belles images!

La suite à Recife et Olinda. Mais là c'est préparation des sacs pour les 12h de bus qui nous attendent cette nuit.

A bientôt!

Cachoiera et Saõ Félix
Cachoiera et Saõ Félix
Cachoiera et Saõ Félix
Cachoiera et Saõ Félix
Cachoiera et Saõ Félix
Cachoiera et Saõ Félix
Cachoiera et Saõ Félix
Cachoiera et Saõ Félix
Cachoiera et Saõ Félix
Cachoiera et Saõ Félix
Cachoiera et Saõ Félix

Cachoiera et Saõ Félix

Tag(s) : #Brésil
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