Bonjour à tous!
Notre antépénultième étape nous a menés, jusqu'à avant-hier (15/01) à Paraty (ou Parati, ou Paratii, faites votre choix), sur la Costa Verde brésilienne, à mi chemin de Saõ Paulo et Rio de Janeiro. Rio de Janeiro où nous arriverons d'ailleurs dans quelques jours pour reprendre notre avion (tristesse) pour la France. Mais nous n'en sommes pas là...
Paraty, donc, a été fondée en 1667, à la suite de la découverte d'or dans l'état voisin du Minas Gerais (Paraty se trouve dans l'état de Rio de Janeiro; nous reviendrons sur le Minas Gerais dans un autre article puisque de Paraty, nous sommes allés à Ouro Preto qui, le Brésil est bien fait, se trouve dans le Minas Gerais). Bref, la ville se trouvant sur le littoral de la baie d'Ilha Grande (cf l'article sur Ilha Grande, au début de notre voyage), elle servit de port d'embarquement des armadas portugaises qui ramenaient l'or vers Lisbonne. Mais oui, qu'auraient bien pu faire les brésiliens de tout cet or? Parati a donc été construite dans le plus pur style colonial et a longtemps accueilli des soldats portugais, des esclaves (c'est lourd, l'or...) et des flibustiers de tout poil (c'est attirant, l'or). Bon, manque de chance, la route de l'or est modifiée pour passer par Rio de Janeiro, et le port est donc quasiment abandonné, d'où son architecture coloniale encore intacte. D'ailleurs, jusqu'en 1950, il n'y avait même plus de route qui menait à Paraty.
Aujourd'hui, la ville vit principalement du tourisme, puisqu'elle est entourée de sympathiques collines verdoyantes qui se jettent dans l'océan pour rejaillir ensuite sous la forme d'une multitude de petites îles. Vous aurez compris ce qu'on est venu faire là, ne nous étendons pas.
On arrive donc dimanche (12) en début d'après-midi et, après avoir traîné notre bardas jusqu'à la pousada qui nous accueille (non sans perdre quelques litres de sueur, il fait chaud, entre 30 et 35°C et humide, entre 80 et 95%), on part se promener en ville. Verdict, c'est vrai que c'est chouette et il est bien malheureux que notre appareil photo endommagé ne puisse vous rendre que des parcelles de ce que l'on voit. Regardez quand même:
Le lendemain, et histoire de voir un peu ce que les petites îles dont nous vous parlions ont à raconter, on saute dans un bateau. On y passe la journée, entre plages paradisiaques et eau chaude (24°C!!! Toutes nos excuses aux amateurs de Quend...). Une question vous taraude sûrement sans relâche: comment fait on pour se rafraîchir entre les températures de l'air et de l'eau? Rassurez vous, les brésiliens, en peuple prévoyant et attentionné, maintiennent les bières au frais. Quelques photos:
Mardi, on prend la direction de Trindade, dans un bus bondé. Arrivé sur place, on fait quelques kilomètres à pied pour s'éloigner de la foule. Trindade compte en effet un certain nombre de plages. Les plus fréquentées sont bien entendu les plus proches de la ville. Comme, contrairement à la plupart des gens, on ne porte pas une glacière de... bières glacées, on peut se permettre de s'éloigner un peu. Résultat, on se retrouve sur une immense plage de sable blanc. On s'étend à l'ombre de la forêt qui se jette dans la mer et on profite de l'endroit et de ses monstrueux rouleaux en observant les surfeurs, les crabes blancs et les grenouilles des sables (oui oui). Sympa, même si ça secoue, rapport aux rouleaux qui sont bien plus grands que nous! Un peu plus tard, et comme nos pieds nous démangent, on poursuit notre route jusqu'à des piscines naturelles où nous attend... une déception. Le lieu aurait pu être des plus charmant: d'immenses rochers forment une barrière naturelle contre l'océan. L'eau est calme et limpide (mais probablement fort concentrée en urine infantile), le paysage magnifique, mais... l'endroit est bondé! Demi-tour, donc. On finit notre journée sur la plage où elle avait si bien commencé avant de rentrer à Paraty, non sans avoir déguster un açaï.
Quid de l'açaï? Le fruit qui fera notre fortune lorsqu'on l'aura importé en France. Certes mais avant ça, Euterpe oleracea de son nom latin, est une variété de palmier que l'on trouve uniquement en Amérique du sud. Sa baie, qui ressemble à une myrtille, a un goût exquis lorsqu'elle est transformée en sorbet. Qui plus est, les brésiliens, qui sont en général des cuisiniers indignes d'un restaurant universitaire, se rattrapent en agrémentant le dit sorbet d'un tas d'ingrédients qui laissent pantois (miel, granola, banane) ou perplexe (dulce de leche, crème de chocolat, ...) c'est selon. Bref, un régal! Des photos de la journée à Trindade:
Mercredi sonne (déjà) la fin de notre très sympathique séjour à Paraty. Mais avant de partir, on monte voir le fort qui défendait la ville depuis 1703. De là, on profite de la belle vue sur la baie:
En regagnant la gare routière, on n'échappe pas à un monstrueux déluge de pluie qui a l'avantage de nous offrir une douche gratuite et rafraîchissante avant plusieurs heures de bus. Au programme: 5h30 de Paraty à Rio de Janeiro et 7h de plus pour arriver à Ouro Preto.
On vous en reparlera, ça va de soit. En attendant, gros bisous!